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14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 14:48

 

Sur le dos, je nage, dans un océan de soie.

Les flots, les algues, me caressent jusqu'en bas.

Un être visqueux me frôle l'oreille,

Plongée dans un état à nulle autre pareille.

 

 

Et s'enfoncer, plus loin encore

A chaque pas s'éloigner du bord.

Je suffoque, bois la tasse, il y a anguille sous roche,

Blanche écume, va et vient, infini sur les roches.

 

 

Se cambrer et glisser, sur la vague,

Laisser ses doigts s'enfoncer dans le sable.

S'en foutre que les pensées divaguent,

Céder tellement c'est agréable...

 

 

L'horizon se ride en d'étranges promesses.

Toison d'algues, sous le joug, de vagues caresses.

La déferlante aspire, en spasmes de désir,

Mon corps abandonné, à l'absolu plaisir.

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 09:33
La magie de faire soi-même

Cela change le quotidien, suscite la créativité, consolide la confiance en soi et permet de faire des économies. Dimanche, j’ai fabriqué de la lessive écologique. Voici la recette

Quels sont les avantages à concevoir soi-même ses produits de tous les jours ? Cela contribue au bien être car on sait exactement de quoi sont constitués nos produits. Cela donne confiance en soi : en fabriquant, on se donne les possibilités de créer. Fini le rôle de consommateur passif. Celui qui crée comprend et maîtrise. Enfin, faire soi-même implique de sérieuses économies d’argent. A vous d'en juger:

Ingrédients :

- 3 litres d’eau

- 90 grammes de savon de Marseille râpé (3,20 euros les 300 grammes)

-150 grammes de cristaux de soude qui dégraisse, détache et adoucit l’eau (3,10 à 3,90 euros les 500 grammes)

- 6 cuillères à soupe de bicarbonate de soude qui neutralise les acides et les odeurs et adoucit l’eau (2,95 les 500 grammes)

- 1 cuillère à café d’huiles essentielles pour désinfecter et parfumer (5,90 euros les 10 ml)

Recette :

-Faites fondre les copeaux de savon de Marseille râpé dans 1L d’eau en mélangeant

-Incorporez les cristaux de soude préalablement dilués dans un peu d’eau chaude en mélangeant

-Incorporez le bicarbonate de soude et mélangez le tout

-Ajoutez les huiles essentielles et mixez l’ensemble de la préparation jusqu’à l’obtention d’un mélange homogène

-Versez dans un bidon et pensez à toujours le secouer avant de l’utiliser

Astuces :

-pour le linge clair et blanc : ajoutez une cuillère à soupe de percarbonate de soude (blanchissant oxygéné qui détache et blanchit

--pour le linge de couleur ou foncé, ajoutez une cuillère à soupe de bicarbonate de soude

-pour retirer les restes de savon et neutraliser le calcaire, ajoutez du vinaigre blanc dans le compartiment dédié à l’assouplissant de votre machine à laver

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8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 11:05
Ensemble. Pour la liberté.

Ouvrons les yeux et restons éveillés.

Critiquons.

Partageons.

Indignons-nous!

Dessinons, écrivons, hurlons nos valeurs, nos croyances et dénonçons l'absurde dans la paix. Manifestons dans le calme et la bienveillance. Marchons pour l'éveil des consciences, pour l'humanité que nous incarnons, indivisible, à l'image d'un grand corps divisé en milliards de cellules.

Aujourd'hui et demain, ensemble, nous sommes Charlie.

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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 12:31
« Culture (s) et laîcité, dynamiques pour une société plus accomplie ».

L’auteur du « dictionnaire amoureux de la laïcité » était sur l’estrade de la MJC de Tregunc (29), ce mercredi 10 décembre. Invité par la Ligue des droits de l’Homme, Attac et l’Amicale Laïque, Henri Pena-Ruiz a présenté pour la première fois en France cette conférence intitulée : « Culture (s) et laîcité, dynamiques pour une société plus accomplie". Explications.

Au départ, un mythe: le visionnaire de la mythologie grecque, Prométhée, celui qui voit, « avant », dote les hommes de la capacité de grandir, s’émanciper, se cultiver grâce à la connaissance des arts, des sciences et de la technique, ainsi que la capacité d’apprivoiser le feu. En découle la Culture au sens dynamique du terme, véritable processus de dépassement de soi qui fait de l’Humain, une espèce de potentialités dont la connaissance et la capacité à transmettre permettront l’évolution et l’amélioration.

Henri Pena-Ruiz se tourne ensuite vers l’ethnologie et pointe sa définition de la culture comme « l’ensemble des traditions d’un peuple perpétuées à un moment donné de son existence ». Un schéma statique où les traditions se répètent à travers le temps.

Or, comment l’homme assume-t-il au mieux sa liberté, interroge Henri Pena-Ruiz. En suivant la tradition qui s’impose ? Ou en remettant en question un fait qui lui semble injuste ?

A ce stade de l’exposé, deux Cultures se dessinent et s’affrontent :

-la culture au sens Prométhéen du terme, dans le souci de dépassement et d’esprit critique.

-la culture au sens traditionnel, où l’on se soumet à la tradition qui est bien souvent le résultat d’une projection d'un idéal patriarcal.

Et la laïcité, dans tout cela ?

Elle parie sur l’émancipation humaine. Elle n’est pas anti religieuse, mais revendique le droit de ne pas croire, si l’on estime ses principes injustes. La laîcité est, en quelque sorte, hostile au privilège public donné par la religion.

Au nom de quoi peut-on critiquer une autre culture, interroge Henri-Pena-Ruiz. Surtout pas au nom de sa culture, sous peine d’ethnocentrisme, mais au nom de principes universels. Or, selon lui, la révolte naît dans la pratique de la souffrance. Et c’est précisément à cet instant que les peuples doivent s’emparer des principes universels et en faire des leviers d’émancipation.

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tartaruga
16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 18:50
Le jour où j'ai participé à ma première bourse gratuite

Cela fait quelques mois que j'en entends parler, que j'en parle et que je cherche à faire parler d'elle. Et ça y est. La bourse gratuite de Melgven, (une commune du sud Finistère) vient de clore sa quatrième édition. Mais pour moi, c'était une première. Récit.

Me voilà donc, les samedis 25 octobre et 8 novembre, de bon matin, de part et d'autre des bennes de la déchèterie de Concarneau. Sexy, non? Samedi pluvieux et glacé, qui viendra jeter sa vieille machine à laver? Qui aura l'envie de faire le grand ménage? Nous ne sommes pas au printemps. Et la pluie rend la tondeuse inefficace. Je m'attendais à me tourner les pouces, à discuter avec Marco, le gardien, bien au chaud dans le chalet qui surplombe les fausses en acier.

Innocente...

Deux samedis de rang, en plein mois d'automne, des dizaines et des dizaines de personnes se sont succédées, le coffre plein de cochonneries, prêts à dégainer leurs déchets accumulés dans les bennes dédiées.

-Où je mets ça m'sieur? demande-t-on à tout va.

Pas de bonjour...Ici, on a pas envie de trainer. Plus vite on aura vidé son coffre, mieux on se portera.

Vêtue de mon dossard jaune, je m'approche, presque timide devant un fourgon blanc où vont et viennent trois ou quatre hommes.

-bonjour messieurs, je travaille pour la prévention des déchets, je vous informe que nous organisons une bourse gratuite le 16 novembre à Melgven.

On me regarde perplexe. Les quatre hommes ne bougent plus. Faut-il sourire? Eh bien, accessoirement, oui! Mais ce n'est pas obligatoire. S'interrompre 30 secondes pour m'écouter et je suis déjà reconnaissante. Et c'est ce qui se passe, YES!

Je reprends.

-Donc si vous possédez des objets que vous ne voulez plus, mais qui peuvent encore servir, n'hésitez pas à les mettre dans le camion juste derrière...
-euh des choses comme ça par exemple? L'homme me montre un tas de fringues pas toutes neuves, mais tout à fait mettables!

-oui monsieur!

-et euh, j'ai un vélo là, et puis un canapé ici..Mais il est pas terrible, plus trop à la mode quoi...

je penche la tête au dessus de son épaule et j'aperçois un canapé flambant neuf.

-Tout cela peut encore servir monsieur....Le camion est par là!

Je marche les mains dans les poches, pensante. Marco me sourit, complice:

-tu n'es pas au bout de tes surprises...

A la déchèterie, deux samedis durant, nous avons récupéré plusieurs centaines de kilos de vêtements, chaussures, livres, matériel électronique, objets déco, mobilier...

Des livres d'art, une platine vinyle, un canapé en cuir massant, en cuir tout neuf!

Et tous ces objets qui valent une fortune devaient être jetés.

Je rentre chez moi, perturbée par tant de gâchis et une phrase résonne: Tout est là. Tout est là, chez notre voisin désireux de changer son intérieur, chez ce peintre décédé qui lègue sa bibliothèque, chez l'inconnu qui part vivre à l'autre bout du monde la semaine prochaine, et qui souhaite vider sa maison de son canapé, sa vaisselle, son lit et son armoire.

Tout est là, sous nos yeux, prêt à l'emploi ou raccommodable, simplement!

Les semaines passent, on stocke cet immense gisement d'objets qui attendent d'être adoptés, réutilisés, ressuscités. Et le "jour J"arrive enfin.

Samedi 15 novembre à 15 heures pétantes, les portes de la salle polyvalente s'ouvrent aux dons. Des dizaines de personnes viennent pour donner tout ce dont ils ne veulent plus. Ils sont beaux, à faire des aller retour entre le coffre de leur bagnole et la salle qui se remplit à vue d'oeil. Ils sont souriants, fiers, heureux de se libérer, de s'alléger, de donner.

La journée passe, et moi aussi je me sens bien. Heureuse de participer à cela.

Puis vient dimanche. LE jour J.

A 9H30, je m'applique à disposer des affiches ici et là. Je range, je scotche, je dispose des documents de sensibilisation sur la table: comment et pourquoi composter? Que trier? De quoi est constituée ma poubelle? Je fais des bises, je prends du recul pour avoir une vue d'ensemble. C'est beau, dis-je.

10H00 ouverture des portes.

Des premiers cris raisonnent, et c'est la course. Des familles Se précipitent, en moins de dix minutes, 500 personnes ont franchi la porte d'entrée. Pour des raisons de sécurité, on ne laisse plus personne entrer.

La file d'attente s’amoncelle. Il faut attendre 1h30 avant que l'entrée puisse enfin se libérer. Dans la salle, c'est la débandade. On se précipite sur les fringues, les bouquins, les jeux et les ordinateur.

A voir les hommes et les femmes se précipiter de la sorte, on dirait que la valeur d'un objet est plus grande quand il est gratuit.

Je regarde le spectacle perplexe, avec l’étrange impression que les visages étaient plus beaux, plus détendus et sereins hier, lorsqu'il s'agissait de donner tout simplement, qu'aujourd'hui où on prend parce que c'est gratuit.

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 16:22
Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, collaborons!

Pour réduire les pertes et le gaspillage alimentaire, les entreprises et les gouvernements ont tout intérêt à renforcer leur collaboration. C’est le récent constat dressé par la FAO (Food alimentation organisation) suite à des chiffres qui font mal : alors que 842 millions de personnes dans le monde souffrent de faim chronique, le gaspillage alimentaire représenterait 1.3 millions de tonnes par an. En France par exemple, 20 kg de déchets alimentaires sont jetés chaque année, dont 7 kg de produits encore emballés. Résultats : notre sécurité alimentaire est menacée et l’impact sur l’environnement est lourd.

Dans le détail, côté environnement notons que les déchets alimentaires émettent des gaz à effets de serre : non seulement l’énergie utilisée pour leur production est inutile, mais bien souvent ils finissent dans des sacs d’ordures ménagères, et sont incinérés. Selon le CNIDD (centre national indépendant d’information sur les déchets) l’Union Européenne règlemente une vingtaine de polluants (dioxines, furates, 9 métaux lourds…) émis par l’incinérateur. Pour autant, près de 2000 molécules sont encore présentes à la sortie des cheminées...

Pour améliorer la gestion alimentaire mondiale, la FAO invite les autorités à créer des conditions d’investissement propices à la réduction du gaspillage dans le secteur privé, sachant que les pertes alimentaires ont essentiellement lieu en phase de production (récolte, transport, stockage). Et le gaspillage alimentaire est directement lié à la commercialisation et la consommation. Ces améliorations passent par des incitations financières émises par l’ADEME et les éco-organismes auprès des collectivités. Les associations ont également un rôle à jouer en termes d’information, de sensibilisation, sans compter qu’elles fédèrent bien souvent des groupes d’individus qui, ensemble, se sentent plus à même d’agir pour des causes communes. Enfin, la réduction des pertes alimentaires passe par la naissance de structures de méthanisation, comme à Locminé (56), mais aussi par le développement du compostage collectif et individuel que l'on retrouve dans la plupart des collectivités françaises.

Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, collaborons!
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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 20:35

Un service en vaut bien un autre. C'est un peu ça, l'idée des monnaies locales. Dimanche 19 mai à Concarneau, s'est déroulée la réunion d'échange de l'association du SEL (système d'échange local) Au programme: le point sur les prochains services à rendre ou à donner, un repas partagé, et le fameux troc. En fin d'après-midi, Christelle est venue nous expliquer comment cuisiner avec des algues. Une journée riche en échanges de services, biens et connaissances. Explications.

"Contre combien de menhirs m'échanges-tu ton rosier?" ai-je demandé. "30 menhirs", m'a-t-on répondu. "D'accord, je le prends!" C'est ainsi que s'est déroulé le rendez-vous interseliste de Concarneau, dimanche 19 mai à l'abri du marin, un local associatif situé face à la ville close. En tant que nouvelle adhérente, on m'offre 100 menhirs que je peux échanger contre des plants, des livres, des vêtements, des pots de confiture que d'autres ont apporté…Ou encore des services rendus: "qui peut m'aider à tailler mes massifs, la semaine prochaine?" Les bras se lèvent, les volontaires se proposent. L'ambiance va bon train ce dimanche, pour ces "échangeurs de menhirs" de Concarneau et d'ailleurs : "Je viens de Douarnenez, m'explique Jeannine. C'est en 2008 que j'ai pris connaissance des principes de cette monnaie locale, basée sur les services rendus, la solidarité, les échanges non-marchands. Je suis désormais adhérente à l'association, je donne et reçois des services. Et participe à des journées comme celle-ci". Elle poursuit: "entre Douarnenez, Landerneau et Concarneau où je me déplace pour les réunions de selistes, j'ai rencontré énormément de monde. Et de tous milieux. En plus de la qualité de l'échange, je connais désormais des personnes que je n'aurai jamais rencontré dans la vie de tous les jours".

De son côté, Avel, issue du milieu associatif et militant estime: "c'est justement ce monde là qui devrait être notre quotidien: échanger des services contre des savoirs ou des plantes contre des livres…" Et ainsi miser sur la solidarité et la coopération. En fin d'après-midi, Christelle est volontaire pour nous expliquer comment cuisiner des algues. A la réunion précédente, Jean-Yves avait donné des cours de danse: salsa, tango, samba… Pour Avel, ces échanges vont bien au-delà de l'absence d'argent: "transmettre des connaissances, c'est aussi prendre confiance en soi, c'est valorisant. Et cela fait circuler de bonnes pratiques". C'est évident, me direz-vous. Et si ça ne l'était pas tant que cela? Pourquoi ne pas troquer une recette de grand-mère contre l'appentissage de quelques pas de danse? Nous avons tout à y gagner. A nous de montrer l'exemple!

Monnaie locale: pourquoi avons-nous tout à y gagner?
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 12:25

La semaine dernière, Jean-Claude Pierre, porte-parole du réseau Cohérence et président de l’association Nature et Culture, accompagnait des curieux à la visite d'une maison autonome aux portes de Nantes. Certains connaissent peut-être la commune de Moisdon-la-Rivière (44), où vit le couple Baronnet ? Bref. Jeudi 4 octobre à 8 heures pétantes, nous étions trente âmes endormies dans un bus qui tentait de se frayer un chemin à travers une pluie torrentielle et froide, une pluie d'automne. Une pluie d'octobre, même. Ce sont sans doute les grosses gouttes d'eau qui tombaient du ciel, et l'humidité ambiante qui ont inspiré Jean-Claude Pierre, ce matin là, puisqu'il nous a parlé des zones humides. Au bout de son micro, il partait d'un fait d'actualité bouleversant pour tout défenseur de l'environnement : un élu haut placé (et justement en charge des questions environnementales) dont je tairai le nom, aurait pesté contre l'interdiction par la loi, de modifier les zones humides. Cet élu défendait des agriculteurs intensifs, qui estiment à leur tour, que l'eau présente dans ces zones peut être détournée et utilisée pour l'irrigation de leurs champs. Ou quelque chose comme cela...

 

Il pleuvait, et à travers la vitre, je regardais la ville s'éloigner. Elle laissait place à des kilomètres de champs, hameaux, talus, forêts et marécages. J'ai pensé à ceux qui se préparent pour l'hiver, quelque part près de Nantes justement. Et qui, il y a des dizaines d'années, ont posé leurs valises pour occuper l'une des plus célèbres zones humides de notre région : la ZAD.

 

Et oui, une zone humide, ça se défend. Et peut-être plus que n'importe quel autre espace naturel, vu le rôle que ces zones jouent dans l'écosystème. Selon l'article premier de la Convention de Ramsar en 1971, « les zones humides sont des étendues de marais de fagnes, de tourbières ou d'eau naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l'eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d'eau marine dont la profondeur à marée basse n'excède pas six mètres ».

 

En France, l'article 2 de la loi sur l'eau du 3 janvier 1992, stipule: « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d'eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l'année ».

 

1/4 du territoire français

 

Les zones humides abriteraient 25% de la biodiversité de notre pays alors qu'elles ne couvrent que 3% de notre territoire ! Elles constituent à elles seules des espaces de reproduction et des étapes migratoires sans commune mesure. En transition entre la terre et l'eau (écotone), les zones humides abritent espèces végétales, oiseaux, poissons, amphibiens qui y trouvent des conditions biologiques et hydrologiques idéales. Ce n'est pas tout. Ces zones participent à la régulation du débit de nos cours d'eau. Elles stockent et en restituent progressivement de grandes quantités, ce qui permet d'alimenter des nappes d'eau souterraines ou superficielles. Et, comme de nombreux êtres vivants y ont élu domicile (la biocénose), la qualité de l'eau y est préservée: ces zones seraient des "espaces tampon" qui réduiraient considérablement les nitrates présents dans les eaux de nos rivières. Ces arguments ne sont pas exhaustifs. On pourrait développer sur de longues lignes les raisons pour lesquelles les zones humides sont si importantes pour notre environnement, pour la vie des êtres vivants, pour nous tous !


Le choc des générations

 

Mon grand-père, né au début du siècle dernier, ne sait ce que signifie un retour sur investissement, une zone d'aménagement différée, ou encore des mesures compensatoires. En revanche, je pense qu'une « zone à défendre » fait sens pour lui. Quant aux marécages ? Il sait, pour l'avoir appris de ses parents, de ses ballades dans la nature, et de ses observations du monde durant toute sa vie, que ces zones ont une fonction irremplaçable dans l'écosystème.

 

Peut-être devrions-nous réunir autour de nos grand-pères et grand-mères, les élus de France pour une « leçon des choses de la vie »? Avant qu'un aéroport ne recouvre une autre précieuse zone humide...

Zones humides: la leçon de choses
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19 juillet 2013 5 19 /07 /juillet /2013 01:00
Breizh'n Bass, l'électro et la musique bretonne ne font plus qu'un?

Avez-vous déjà dansé la ridée à un sound system? Hey bien rendez-vous à la prochaine scène de DJ Miss Blue, une DJette Rennaise à l'origine de la Breizh'n Bass, ce genre inédit qui mélange, derrière les platines, dub step, hip hop, ou encore électro, avec de la musique bretonne.

J'ai eu le plaisir de rencontrer DJ Miss Blue au festival Mamm Douar le 29 juin 2013 dans le Morbihan (56). Derrière ses airs de blondinette urbaine et branchée, se cache une fille pas forcément confiante, mais hyper joviale et sensible à ce qui se passe tout autour. Elle nous a rapidement expliqué sa passion pour le rythme. DJ Miss Blue est avant tout danseuse, et ce n'est que lorsque ses études d'anthropologie l'emmènent à Toulouse, il y a une douzaine d'années de cela, qu'elle se retrouve dans un milieu électro. Là-bas, elle n'est entourée que de DJs! Pas surprenant qu'à son retour, "il faut qu'elle cale", comme elle l'explique si bien. Du coup, elle pose sur ses platines, tous les vinyles qui lui tombent entre les mains. Kana Biscan et les soeurs Bouedec ou encore Alan Stivell passent à la casserole. Avec du drum'n bass, du dub step, de l'électro, personne ne l'avait encore jamais fait.

De fil en aiguille, DJ Miss Blue suit des formations et collabore. Une nécessité, selon elle, pour se sentir plus forte, plus confiante, plus productive même. Car, "quand l'énergie créative circule tout autour" elle travaille dix fois plus vite. Et quand le public attend, c'est essentiel.

10 ans après ces premiers mix, elle sort son premier album intitulé « Amzer'zo Gant ma pado », qui signifie "y'a le temps, pourvu que ça dure". Petit clin d’œil à son vilain défaut d'être toujours en retard...

Ecoutez plutôt:

http://www.youtube.com/watch?v=Gy0E1b7vLkc

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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 10:51

La première ressource naturelle utilisée dans le monde, c'est l'air. La seconde, c'est l'eau. Jusqu'ici me direz-vous, rien d'anormal. N°3? La terre, la lumière ? 

Le sable. 

 

http://s2.lemde.fr/image/2013/05/29/534x0/3420101_5_b43f_une-mine-d-extraction-de-sable-a-san-vicente_1281a069906a472fdf4196afacf79a66.jpg

 

Il est omniprésent: nos infrastructures (autoroutes, béton armé, bâtiments), les pneus, le verre, le plastique, la lessive...en sont constitués. Et son extraction, dans les rivières ou les mers constitue une filière économique dynamique et lucrative. Seulement voilà, à force de créer le vide (15 milliards de tonnes de sable sont utilisées par an), le sable glisse, les plages disparaissent. Certaines îles d'Indonésie sont déjà rayées de la carte. Du coup, dans les pays plus pauvres, les populations expulsées des rebords de côtes se dirigent vers des bidonvilles...Un désastre humain. Autre chose. Le sable n'appartient (encore) à personne. Pour l'extraire, les seuls investissements nécessaires sont l'achat de machines: sorte de paquebot qui comporte des pompes, et qui aspire le sable et aussi une multitude d'espèces vivantes. L'éco-système des fonds sous-marins, dont les espèces des zones moins profondes dépendent, est donc sérieusement mis en danger. 

 

http://4.bp.blogspot.com/_k0z0tbhvAXA/TSxuejxdGNI/AAAAAAAAABk/bpDTeBTqJSM/s1600/l-ile-artificielle-the-palm-jumeirah-a-dubai-506677.jpg

Ci dessus l'un des chantiers les plus aberrants de l'histoire de l'humanité : les îles artificielles de Dubaï.

 

L'extraction de sable est une activité peu connue. Le 28 mai était diffusé sur ARTE un documentaire de Denis Delestrac  sur c e sujet. Les réactions du public semblent positives et ont déjà provoqué l'indignation de certains politiques. Première pierre posée, à l'heure où des entreprises signent des contrats pour extraire à tout va, du sable plus ou moins près de nos côtes. En Bretagne, c'est dans les Côtes d'Armor et le Finistère, qu'une entreprise exploite des gisements. Et dans le monde...les sites sont innombrables. 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/d/d4/Barrage_de_Roselend_2.jpg

 

Ce n'est pas tout: les barrages nécessaires à la production d'énergie constituent une barrière au cheminement du sable qui, des hauts plateaux se jette dans la mer après un long voyage dans les ruisseaux, rivières, fleuves. Or aux Etats-Unis par exemple, vu le nombre de barrages, on estime que 50 % du sable n'atteindra pas les côtes...Il est urgent de faire quelque chose, mais quoi? Nos infrastructures dépendent du sable. C'est une particule de notre fondement moderne. 

Il faut apprendre à s'en passer. Construire autrement. Paille chanvre, chaux, bois, terre... Quant aux autoroutes...En contruire moins, faire en sorte que le réseau existant suffise. Il en va de même avec les aéroports etc. 

En attendant, je vous invite à regarder ce documentaire poignant de Denis Delestrac: "Le sable: enquête sur une disparition". Il sera je l'espère l'invité prochain de nos salles de cinéma, de nos soirées ciné-débat, et fera l'objet de beaucoup d'articles. 

 

Quelques chiffres hallucinants: 

1 maison moyenne: 200 tonnes de sable

1 km d'autoroute = 30 000 tonnes de sable.

1 centrale nucléaire = 12 milions de tonnes de sable.

 

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