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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 10:52

Filmé pendant deux ans tout autour du monde, ce documentaire relate la bataille d’un journaliste anglais Charles Clover contre les restaurateurs, les politiques et les entreprises responsables de l’extinction des espèces de poissons comestibles de toutes les mers du globe. Sorti en 2009, ce reportage “bien plus effrayant que les dents de la mer” selon Sunday Express, montre comment, de Gibraltar au Sénégal en passant par le Japon ou Malte, les industries souillent les mers au profit de… l’argent. Les scientifiques inquiets, font un terrible constat : si nous ne changeons pas nos habitudes alimentaires, il n’y aura plus de poissons comestibles dans les océans en 2050.

 

Une des plus grandes victimes de la surpêche : le thon rouge.

 

Cette espèce est en voie d’extinction. Pourtant, au nom d’une tendance culinaire venue du Japon, il est de plus en plus servi dans les assiettes occidentales. Les sushis font fureur, au détriment de la survie du Thon Rouge. Mitsubishi, la célèbre entreprise japonaise a d’ailleurs le nez fin : grande actrice de la surpêche de cette espèce, elle remplit en ce moment même des centaines de chambres froides de cadavres de Thon Rouge congelés au Japon. Mitsubishi a bien compris que lorsqu’il n’y en aura plus dans les mers, le prix de la chair rouge risque bien de grimper.

 http://1.bp.blogspot.com/_M7YIVPHQyP8/S6ysJBHuU3I/AAAAAAAAACk/KT4W3VaLIU4/s1600/Frederic+Gaspoz.jpg

Autre activité ravageuse pour les océans : la pisciculture.

 

« Même si nous sommes de plus en plus sensibles au réchauffement climatique et à la question environnementale, nous dilapidons l’une des pus grandes ressources que cette planète n’a jamais porté : le poisson sauvage » déclare dans son documentaire, le journaliste Charles Clover. En effet,  au Pérou notamment, on produit de la farine d’anchois. Celle-ci est achetée par les pisciculteurs du monde entier pour nourrir des poissons d’élevage. Au final, ils tuent plus qu’ils ne produisent : il faut en moyenne 5 kilos d’anchois pour produire 1 kilo de saumons. Les poissons sauvages n’étant pas assez nombreux pour nourrir les poissons d’élevage, il va sans dire que la pisciculture n’est pas viable.

 http://www.yannarthusbertrand2.org/index2.php?option=com_datsogallery&func=wmark&mid=2274

Consommateurs informés = consommateurs responsables

 

Nous devons changer notre manière de traiter les ressources marines mondiales, et arrêter d’exterminer les poissons, espèce après espèce. Mais lorsqu’on en a un dans notre assiette, que savons-nous de lui sinon, qu’il est bon pour notre santé et qu’il contient des acides gras qui participent au bon rationnement de notre organisme ? Que savons-nous d’autre ? Savons-nous de quelle espèce il s’agit ? Savons nous de quelle manière a-t-il été pêché, légalement ou illégalement ? A-t-il été pêché près de chez nous, ou à des milliers de kilomètres ? Dans un pays où les pêcheurs locaux auraient préféré le pêcher eux-mêmes ? interroge Charles Clover.

http://www.fastandfood.fr/wp-content/uploads/2011/10/doublefishkfc.jpg

 

Il y aurait des raisons d’être optimiste !

 

Et bien oui, car nous comprenons bien mieux la situation aujourd’hui, que 10 ans en arrière. En tant que consommateur, il est possible de changer la donne en exigeant de connaitre la provenance de notre poisson, de savoir s’il provient d’une espèce menacée d’extinction et de quelle manière il a été pêché. Par exemple, MSC* est un label qui certifie que le poisson est issu d’une pêche durable. Autre chose : nos choix sur l’achat de poissons en supermarché et notre commande au restaurant ont un impact direct sur la biodiversité. Malheureusement, pour l’instant, seule une minorité de poissons que nous consommons provient d’une pêche durable. Mais à force de pression, de boycott, rien n’est encore joué. Les aires marines protégées, les labels et les engagements des citoyens sont des solutions.

En attendant, informons-nous :

The end of the line, l’Océan en voie d’épuisement, 2009. 

le guide des restaurants de poissons durables: www.fish2fork.com


http://s2.mskstatic.com/400/550/medias/photos/programmes/moins_de4680000/4656313/the-end-of-the-line-l-ocean-en-voie-d-epuisement.jpg

 

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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 10:43

Mardi 30 Avril.


La France se lance dans la lutte contre l'obsolescence programmée, avec la proposition de loi du sénateur écologiste Jean-Vincent Placé: 


 -les fournisseurs de biens devront mettre à disposition des consommateurs pendant dix ans, les pièces nécessaires à la réparation du bien acheté.


-le délai de garantie des produits sera allongé de 6 mois à 2 ans, afin d’inciter les industriels à concevoir des produits durables.


-devront être établis : un système de bonus/malus sur l’éco-contribution pour valoriser la durée de vie des produits, un rapport sur les perspectives de «l’économie de fonctionnalité en France», c’est-à-dire sur l’usage du bien, ainsi qu’une meilleure information du consommateur, avec notamment des notices de réparation.


Rappelons-le, l'obsolescence programmée est définie comme : "l’ensemble des techniques visant à réduire délibérément la durée de vie ou d’utilisation d’un produit afin d’en augmenter le taux de remplacement". Ce terme a été officiellement déclaré pour la première fois aux Etats-Unis dans les années 1930. A l'époque, elle était considérée comme LA solution pour rebooster une économie en panne. Puis, elle est devenue une stratégie de consommation illimitée, forcément incompatible avec des ressources limitées. 

http://newrisingmedia.com/storage/958.gif?__SQUARESPACE_CACHEVERSION=1335385537586

Nombre de professionnels (chercheurs, réparateurs, vendeurs...) considèrent cette propostion de loi frileuse et peu répressive. Selon eux, les grands groupes (Apple en ligne de mire), ne respectent déjà pas la loi existante sur la durée des garanties par exemple. L'entreprise à la pomme ne propose qu'un an de garantie alors que la loi Européenne a fixé cette durée à deux ans.


Construire délibérément des biens obsolètes, où est l'éthique?


Le problème ne réside pas dans le fait de proposer aux consommateurs, des durées de garanties plus élevées, des pièces de rechange etc... Sinon dans l'achat de biens durables construits à partir de matériaux de bonne qualité. Les ingénieurs savent depuis longtemps élaborer une ampoule dont la durée de vie dépasse les 30 ans *. Des bas en nilon infilables. Des ordinateurs, des téléphones portables, des lampes torche qui durent (bien) plus que deux ans. 

 

http://alternatives.blog.lemonde.fr/files/2013/04/Apple-Planned-Obsolescence.jpg

Seulement voilà, l'idée reçue selon laquelle acheter et consommer est une condition au bien-être de l'économie à la peau dure. Une consommation illimitée est incompatible avec les ressources dont notre planète dispose. La surconsommation, l'abondance des déchets met à mal une économie. Autre chose: la course au "toujours plus neuf, toujours plus grand..." pousse des milliers de consommateurs vers l'achat irraisonné du dernier portable, du dernier GPS, de la dernière voiture. Comme si le bonheur dépendait de l'acquisition de biens matériels...


Made in Home


L'obsolescence programmée est l'un des syndromes les plus pervers de notre société. Lutter contre, c'est réapprendre à restaurer, créer les choses soi-même, dans la mesure du possible. Pour le reste, acheter d'occasion, s'appliquer à faire réparer au lieu de racheter neuf, même si l'inverse coûte toujours moins cher... Et pourquoi ne pas s'échanger des services, des connaissances? Les alternatives sont innombrables. A nous de nous y engager.

*Film à voir absolument: "Prêt à jeter ou l'obsolescence programmée". Arte 2011 lien: http://www.youtube.com/watch?v=XMfz8Cbyxl0 

Plus d'infos, des astuces pour réparer : www.commentreparer.com

http://img.over-blog.com/560x482/1/28/85/88/Images-8/obsolescence-programmee.jpg

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 14:44

À l'heure de la 4è Conférence Nationale sur l'environnement, le Brésil se lance un défi de taille: supprimer l'ensemble des déchetteries de son territoire d'ici à 2014 au profit de la réduction et du recyclge des déchets. Et de la réutilisation des objets usagés. 


Le mot d'ordre pour les famille brésiliennes est clair " il faut repenser sa consommation, éliminer les achats inutiles, réutiliser et surtout réparer lorsque c'est possible."

 

Du côté des entreprises, une loi oblige á collecter les produits indésirables. Ainsi, lampes, piles, batteries, pneus, huiles et produits electroniques sont censés être jetés dans un espace prévu à cet effet au sein même de l'établissement. 

La démarche du Bésil est ambitieuse lorsqu'on sait que ce pays est le plus consumiste d'Amérique du Sud. 189 tonnes de résidus solides y sont produits chaque jour et à peine 1,4 % sont recyclés.

La mesure prévoit que les 2906 déchetteries  du territoire ferment leurs portes dès l'année prochaine. Pour encourager les troupes, les campagnes de communication expliquent que le recyclage est aussi bon pour la planète que pour le porte-monnaie: réutilisés ou recyclés, l'ensemble de ces déchets est estimé à plus de 4 millions d'euros. 

 

http://www.futura-sciences.com/uploads/tx_oxcsfutura/Tri-selectif-dechet_pepsiline-CC-by-sa.jpg

 

Temps de décomposition, petit rappel:

papier: entre 3 et 6 mois.

Filtre de cigarettes: entre 6 mois et un an.

Chewing Gum: 5 ans.

Bois traité: 13 ans.

Nylon: plus de 30 ans.

Plastique, métal: plus de 100 ans.

Bouteille en plastique: 450 ans.

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 21:02

Durazno, Uruguay, le 22 décembre 2012. 


La fin du monde passée, nous sommes toujours là. Ouf. Quelques rues plus tard et je rencontre un personnage qui aurait bien voulu y succomber, lui, à l'apocalypse présumée. Monsieur X déambule derrière un énorme ventre de coton, barbe et bonnet blanc et rouge, dégoulinant à souhait sous la chaleur étouffante de ce plein été uruguayen. Et oui, dans l'hémisphère Sud, en décembre il fait chaud. La sueur coule sur les bonbons que le bonhomme tente en vain de fourguer aux enfants. Mais les mamans au bord de la nausée esquivent le vieux sans pitié et s'en vont déguster une glace sous les palmiers. 

 

A qui la faute?


La légende de Santa Claus nous vient en partie des Etats Unis. En 1823, l'écrivain britannique, Clément Moore écrivait le poême "Une visite de Saint Nicolas", imaginant un gros barbu vêtu d'un manteau vert surgissant du ciel sur son traineau tiré par 9 reines: Rudolph, Donner, Blitcher, Comete, Cupidon, Brillant, Dansant, Centella et Zorro. La légende était née. En 1931, Coca Cola se charge de la com'. Au placard le vert forêt rappelant la précieuse Laponie. Le caricaturiste Thomas Nast humanise Santa Claus sous les couleurs de la marque. Ce qui ne devait être que la campagne publicitaire Coca du Noël 1931, figure aujourd'hui dans le top 10 des idoles des petits du monde entier.

 

De la clim' sur le traineau...


Pour fédérer les clients, il n'est pas question de revoir la garde robe du gros barbu et brouiller les pistes: un père Noël restera gras et frileux, quelque soit la température extérieure. Les enfants du Nord déposent leurs souliers sous un sapin enneigé tandis que ceux du Sud n'ont qu'une vague idée de ce qu'est la neige. Serait-ce Noël que pour les enfants du Nord? Un père Noël en maillot de bain, rouge et blanc puisqu'il le faut, ça ne serait pas si chocant sous les tropiques...

Mais réjouissons-nous, cette semaine à Durazno, il y avait aussi les préparatifs du Carnaval. Les percussionnistes et les danseuses, heureusement peu vêtues, se sont donnés à coeur joie. Et les enfants ont incendié des pétards dans des jardins. 

 

NB: Il n'y aura pas de photo illutrée pour cet article. Le père Noêl n'a pas voulu se faire prendre par l'objectif. Allez savoir pourquoi... 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 03:18

  Ce soir j'suis dans le rouge,

  Et le trafic bat son plein,

Quand j'vois pointer le nez rouge,

D'un homme qui tend la main.

 

Sur la scène de béton, il monte,

Et là j'me dit "encore un qui se la raconte!"

Pas le temps de capter c'qui s'passe,

À un artiste j'fais face!

En trois tours de passe passe,

Il envoie vers les cieux,

Quilles et cerceaux en feu...

 

Il illumine l'avenue,

  Et me laisse tout ému,

Quand son chapeau il exibe,

Et revient à moitié vide...

 

Moi feu rouge impuissant,

J'le vois partir titubant,

Et dans un afflux de poussière,

Je me remet au vert.

 

http://us.123rf.com/400wm/400/400/msv/msv0902/msv090200018/4374382-fire-jongleur-lumiere-des-sentiers-pendant-le-carnaval-de-venise.jpg

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16 novembre 2012 5 16 /11 /novembre /2012 02:31

Brésilien trentenaire, il est beau comme un Dieu.
Malheureux partenaire qui en tombe amoureux.
De son visage d'Apollon,
Vous ne pourrez cerner la moindre émotion...


Jeux de mains, jeux de mots,
Des femmes il aime effleurer la peau...
Surtout des joues, des cuisses, des fesses,
Don Juan n'a pas froid aux yeux, je vous le confesse.

Beau parleur, bon menteur,
Chapeau bas Monsieur le Charmeur,
Le roi de la plage attire vers son lit,
Des femmes de tous âges. Gloire à celle qui s'en méfie,
Avant minuit...
Il tourne la page.

Prince charmant ingrat,
Qu'il vous blesse, ou pas,
C'est surtout un con gru
D'aimer un soir et jamais plus.

 

http://www.reead.com/fr/wp-content/uploads/2010/05/beau-mec-bresil.jpg

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 20:15

Le soleil se lève à nouveau...

J'ouvre un oeil, puis deux.

Une odeur de pisse me donne la nausée,

Mais il faut que j'me trouve à manger!

 

Ma quête commence, il est pas huit heures,

Et mon dos craque...enfoiré de camionneur,

Il m'a heurté hier sans même s'arrêter,

Aucune pitié!

C'était en bas de l'avenue Félix Eboué...

 

J'connais cette ville comme ma poche,

De tous les bon quartiers, places et parcs bien fréquentés,

Les yeux fermés, rien qu'au flair jm'en approche.

 

Ça fait dix ans qu'j'y traîne,

Eté comme hiver,

Dix ans qu'on m`y malmène

Et que toujours j'espère!

Trouver un toit, de la chaleur, et surtout de l'affection,

J'suis quand même le plus vieux chien errant de la région.

http://www.christophe-lecoq-photography.com/img/galerie/noir-et-blanc/christophe-lecoq-retour-a-la-ville.jpg

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 21:26

Seul sur la piste, 

Il affronte le regard de l'automobiliste.

Doté d'une grande humilité pour tendre le bras,

L'auto-stoppeur rassemble toutes ses qualités et garde la foi. 

Son sac à ses pieds tel un chien de garde, 

Le sourire aux lèvres il garde.

Essuyer les refus, les injures, l'indifférence...

L'auto-stoppeur est patient. C'est toute la difference. 

 

Hippie, clochard, aventurier,

Appelez-le comme vous voulez.

L'auto-stoppeur est à mes yeux un grand curieux,

Des rencontres improbables il est amoureux.

Réecrire l'histoire sur des chemins détournés

En collaboration avec un routier édenté,

C'est sa spécialité.

 

Il m'a dit que ce sont ceux qui n'payent pas de mine,

Les dépourvus, les laissés pour compte,

Qui méritent plus que quiconque qu'on écoute ce qu'ils nous racontent. 

Sans argent dépensé, ni jugement adressé. 

 

Au loin, une trève à ma routine, 

L'auto-stoppeur marche seul au bord de la route. 

Je m'arrête, lui fais signe et lui prête une écoute,

Du temps, un regard, une oreille... 

 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 20:41

Femme des Andes sur le béton froid,

Cible d'etrangers maladroits,

Chaque soir des milliers de passants,

Te jettent des regards indecents...

 

Images classées des touristes pressés,

Prise en otage des traditions,

Clichés volés, malsaine intention,

Rien ne reflète ta vérité.

 

Tu es là, mais tu es si loin.

Des siècles m'éloignent de ton chemin,

Cholita, une icône dont je ne sais rien,

Je t'adresse un dernier signe de la main.

 

Victime d'une histoire,

Triste de trop en savoir,

Ma peau blanche, ta peau noire,

A tout jamais nous séparent. 

 

http://www.alaya-bolivia.com/img/cholita.jpg

 

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13 août 2012 1 13 /08 /août /2012 17:19

Parce qu'elles sont indirectement responsables de la mort de 2 millions de citadins en 2011. Les raisons? L'inhalation de micro particules d'air toxique, présentes aussi bien à l'extérieur qu'à l'intérieur des bâtiments urbains. Ces particules en suspension pénètrent dans les poumons et provoquent des infections respiratoires pouvant aller des crises d'asthme au cancer du poumon. 

 

L'echelle sanitaire, arbitre du bien-être

 

Pour cerner la situation atmosphérique dans lesquelles se trouvent les villes du monde, l'OMS a estimé les chiffres à ne pas dépasser. Soit une moyenne annuelle de 20 mg/de ces particules par m3. Sauf que dans beaucoup de villes -l'étude ne précise pas lesquelles- le taux de microparticules contaminées s'éléve à 300mg/m3. Il s'agirait de 1100 villes réparties sur 91 pays, capitales et zones urbaines de plus de 100 000 habitants. Les responsables? Sans grande surprise les véhicules et les centrales en tous genres. En fait, la majorité des personnes qui vit en ville est constamment exposée à un niveau de pollution atmosphérique supérieur aux normes établies par l'OMS, et donc supérieur à ce que tolère l'organisme humain. Pour faire en sorte que les villes restent viables, il n`y a pas d'autre choix que d'y adapter son mode de consommation, et surtout son mode de déplacement.

http://idata.over-blog.com/3/40/27/87/ville-polluee.gif

 

Des citadins prêts à changer? 


Eh bien oui. Un exemple: Sucre, la capitale de la Bolivie. Du haut de ses 2790 m d'altitude, elle habrite plus de 300 000 habitants et plus de 25 000 véhicules. En comparaison avec Paris, Londres ou Pékin, ces chiffres sont dérisoires, et pourtant. Dans la rue Junin, artère de la ville, la pollution atmosphérique atteint les 348mg de particules toxiques au m3. Or, selon une étude menée par l'ASE* en début de semaine, 80% des habitants sont prêts à se déplacer à bicyclette au lieu d'emprunter  bus ou taxi, si des pistes cyclables sont mises à leur disposition. Autre chose, 75% d'entre eux sont également prêts à marcher plus longtemps pour atteindre un arrèt de bus afin de fluidifier le trafic. La bonne volonté est bien là... 

http://www.bike4all.com/_files/conseils/photos/photo_57.jpg

 

En France, de plus en plus de villes comportent tout ce qu'il faut pour éviter de prendre la voiture. Tram, métro, pistes cyclables, aires de covoiturage... Un vrai luxe au regard des villes tentaculaires d`Amérique du Sud qui n'en sont pas équipées... Estimons-nous heureux. Et pensons-y lorsque la flegme d'enfourcher le vélo nous pousse à démarrer le moteur. Les villes doivent changer. Elles ne le feront pas toutes seules! 

 

ASE*: association écologique de Sucre, membre de LIDEMA, la ligue de défense de l'environnement de Bolivie. 

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