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14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 12:31
« Culture (s) et laîcité, dynamiques pour une société plus accomplie ».

L’auteur du « dictionnaire amoureux de la laïcité » était sur l’estrade de la MJC de Tregunc (29), ce mercredi 10 décembre. Invité par la Ligue des droits de l’Homme, Attac et l’Amicale Laïque, Henri Pena-Ruiz a présenté pour la première fois en France cette conférence intitulée : « Culture (s) et laîcité, dynamiques pour une société plus accomplie". Explications.

Au départ, un mythe: le visionnaire de la mythologie grecque, Prométhée, celui qui voit, « avant », dote les hommes de la capacité de grandir, s’émanciper, se cultiver grâce à la connaissance des arts, des sciences et de la technique, ainsi que la capacité d’apprivoiser le feu. En découle la Culture au sens dynamique du terme, véritable processus de dépassement de soi qui fait de l’Humain, une espèce de potentialités dont la connaissance et la capacité à transmettre permettront l’évolution et l’amélioration.

Henri Pena-Ruiz se tourne ensuite vers l’ethnologie et pointe sa définition de la culture comme « l’ensemble des traditions d’un peuple perpétuées à un moment donné de son existence ». Un schéma statique où les traditions se répètent à travers le temps.

Or, comment l’homme assume-t-il au mieux sa liberté, interroge Henri Pena-Ruiz. En suivant la tradition qui s’impose ? Ou en remettant en question un fait qui lui semble injuste ?

A ce stade de l’exposé, deux Cultures se dessinent et s’affrontent :

-la culture au sens Prométhéen du terme, dans le souci de dépassement et d’esprit critique.

-la culture au sens traditionnel, où l’on se soumet à la tradition qui est bien souvent le résultat d’une projection d'un idéal patriarcal.

Et la laïcité, dans tout cela ?

Elle parie sur l’émancipation humaine. Elle n’est pas anti religieuse, mais revendique le droit de ne pas croire, si l’on estime ses principes injustes. La laîcité est, en quelque sorte, hostile au privilège public donné par la religion.

Au nom de quoi peut-on critiquer une autre culture, interroge Henri-Pena-Ruiz. Surtout pas au nom de sa culture, sous peine d’ethnocentrisme, mais au nom de principes universels. Or, selon lui, la révolte naît dans la pratique de la souffrance. Et c’est précisément à cet instant que les peuples doivent s’emparer des principes universels et en faire des leviers d’émancipation.

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